Com d'Afrik

Libreville : bras de fer entre mairie et ministère autour des taxis clandos

Le 25 août, une opération de saisie de taxis suburbains dits clandos aux Charbonnages a déclenché la colère des transporteurs. En réaction, ces derniers ont bloqué la circulation, dénonçant des prélèvements jugés abusifs.

Au cœur du conflit : la gestion des taxes, qui oppose la mairie de Libreville au ministère des Transports.
Pris en étau entre deux administrations, les chauffeurs réclament une harmonisation des prélèvements et une reconnaissance officielle de leur activité.

Alors que le maire Adrien Nguema Mba et le ministre Ulrich Manfoumbi Manfoumbi s’affrontent publiquement dans un bras de fer institutionnel, les transporteurs redoutent une double imposition, devenant les premières victimes d’un différend administratif qui fragilise un secteur essentiel de la mobilité urbaine.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

Cette crise révèle trois enjeux majeurs :

  • Un vide juridique persistant : le statut des taxis clandos reste flou, alimentant un système parallèle où les chauffeurs subissent l’arbitraire fiscal.
  • Un conflit de compétences : la rivalité entre institutions traduit une absence de coordination dans la régulation du transport urbain.
  • Une urgence sociale : au-delà du bras de fer administratif, ce sont des milliers d’usagers qui dépendent de ce mode de transport, faute d’alternatives fiables et accessibles.

En définitive, l’affaire des clandos illustre le défi de la gouvernance urbaine au Gabon : trouver un équilibre entre légalité, équité et pragmatisme, afin de réguler sans étouffer un secteur vital pour la vie quotidienne des citadins.

 

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