En présentant ses candidats pour les législatives du 27 septembre, Ensemble Pour le Gabon (EPG), sous la houlette d’Alain-Claude Bilie-By-Nze, se fixe un cap clair : faire du Parlement un espace de convictions et non une chambre d’échos du pouvoir.
Face à l’alliance PDG/UDB, qualifiée de « folklore politique », le leader d’EPG promet une opposition structurée, guidée par les idées et non par la logique des transhumances partisanes.
Pour Bilie-By-Nze, la politique gabonaise s’est transformée en foire aux personnes : « On ne promeut plus des idées mais des gens », déplore-t-il. EPG veut briser cette spirale et rappeler que la politique est d’abord un projet de société et une exigence de responsabilité.
Dans un contexte de Ve République où le président concentre désormais les pouvoirs exécutifs, EPG affirme que le rôle du Parlement doit être de contrôler, questionner et défendre l’intérêt du peuple. L’ambition : former un groupe parlementaire qui singularise la voix des Gabonais et garantisse la clarté des positions dans un paysage politique brouillé.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
La stratégie d’EPG témoigne d’un besoin profond de rééquilibrage institutionnel dans un système marqué par l’hyper-présidentialisme. En mettant l’accent sur les « idées » et le contrôle parlementaire, Bilie-By-Nze entend repositionner l’Assemblée comme contre-pouvoir et non comme prolongement du Palais.
Mais le défi est immense : dans un environnement politique dominé par des alliances de circonstance, EPG parviendra-t-il à transformer cette posture en force électorale réelle ? L’enjeu dépasse la seule conquête de sièges : il s’agit de redonner du sens à la démocratie représentative, en faisant de la politique un espace de débat et non une vitrine d’arrangements.