Le 15 septembre 2025, la liste consolidée du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité a confirmé la candidature de Brigitte Onkanowa au premier siège du département de la Sébé-Brikolo (province du Haut-Ogooué).
Particularité : la ministre portera les couleurs conjointes de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) et du Parti Démocratique Gabonais (PDG).
👉 Cette double investiture illustre la stratégie électorale « à la carte » adoptée par les deux formations, qui choisissent selon les circonscriptions d’éviter l’affrontement direct.
👉 Dans ce siège, la ministre devra affronter Nicolas Wandjie Mvou, candidat du parti R.E.G.A.R.D soutenu par l’ancien ministre de la Défense Mathias Otounga Ossibadjouo, ainsi qu’un représentant du parti 7 Merveilles du Peuple (7MP). Une triangulaire qui complexifie le jeu politique local.
Dans la même circonscription, l’UDB s’est gardée de présenter un candidat face au PDG à la mairie d’Okondja, mais les deux partis s’opposent ouvertement dans les deuxième et troisième sièges. Une tactique qui révèle un partage sélectif des territoires électoraux.
👁️ Le regard de Com d’Afrik
La candidature de Brigitte Onkanowa symbolise une nouvelle donne politique au Gabon : l’alliance pragmatique entre un parti historique (le PDG) et une jeune formation (l’UDB) portée par le président de la République.
Cette coopération renforce la ministre, qui bénéficie à la fois de son statut gouvernemental et du soutien de deux appareils politiques puissants. Mais rien n’est joué : l’expérience politique de Mathias Otounga, derrière le candidat R.E.G.A.R.D, et l’émergence d’un 7MP contestataire pourraient redistribuer les cartes.
Au-delà de cette triangulaire, l’élection à la Sébé-Brikolo servira de baromètre politique :
- pour mesurer la capacité du PDG et de l’UDB à coexister sans s’affaiblir mutuellement,
- pour tester la solidité des alliances locales,
- et pour évaluer la maturité d’un électorat de plus en plus attentif à la transparence et à la cohérence des choix politiques.
La Sébé-Brikolo pourrait donc devenir l’un des épicentres révélateurs de la recomposition électorale en cours au Gabon.