Com d'Afrik

Le Kenya, face au défi écologique de la fast-fashion 🌍👗

Chaque année, des milliers de tonnes de vêtements de seconde main, principalement en provenance d’Europe et des États-Unis, débarquent au port de Mombasa, à 500 km de Nairobi.
Si ce commerce alimente un marché populaire et accessible, il engendre aussi une crise écologique : une grande partie de ces textiles usagés finit dans des décharges ou brûlée à ciel ouvert, aggravant la pollution des sols et de l’air.

Face à cette situation, de nombreuses initiatives locales émergent : recyclage textile, sensibilisation des consommateurs, créations de mode durable. Des acteurs kenyans se mobilisent pour transformer ce défi en opportunité, en donnant une seconde vie aux tissus et en promouvant une consommation plus responsable.

🎙️ Le regard de Com d’Afrik

Au-delà d’un simple problème local, la situation du Kenya illustre les contradictions mondiales de la fast-fashion. Les pays du Nord exportent leurs surplus vestimentaires, souvent présentés comme de « l’aide », mais qui deviennent pour les pays africains un fardeau environnemental.
Si la seconde main reste une solution économique pour de nombreux ménages, elle met en lumière un déséquilibre : l’Afrique devient la décharge textile de l’Occident.

Pour que la transition réussisse, il ne s’agit pas seulement de gérer les déchets, mais de repenser le modèle global : encourager l’économie circulaire, soutenir la mode locale et responsabiliser les grandes marques internationales.
Le cas kényan doit ainsi interpeller l’ensemble du continent africain : comment transformer cette contrainte en moteur d’innovation et de souveraineté textile ?

 

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