Com d'Afrik

Le Gabon enclenche la marche vers sa souveraineté alimentaire : première réunion technique sur la fin des importations de poulet de chair

Le mardi 14 octobre 2025, s’est tenue à la salle de réunion de l’ANPI-Gabon une rencontre de haut niveau présidée par le Secrétaire Général du Gouvernement, M. Abdu Razzaq Guy Kambogo.
Cette réunion a réuni les représentants de plusieurs départements ministériels autour d’un objectif clair : préparer la mise en œuvre effective de la décision présidentielle d’interdire l’importation du poulet de chair à partir du 1er janvier 2027, tout en favorisant le développement d’une filière nationale performante.

Trois points majeurs ont structuré les échanges :
1️⃣ Une phase introductive sur les enjeux et objectifs de la mesure,
2️⃣ Un bilan des actions déjà engagées,
3️⃣ La présentation de l’agenda de travail du Comité Technique.

Cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la Transition, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la souveraineté alimentaire un pilier central du redressement économique du Gabon et un levier pour la création d’emplois locaux et la valorisation des ressources nationales.

👁️ Le regard de Com d’Afrik

Cette décision marque un tournant stratégique dans la politique économique du Gabon.
En ciblant un produit aussi symbolique et consommé que le poulet de chair, le gouvernement affiche sa volonté de réduire la dépendance extérieure et de stimuler la production nationale.
Mais cette ambition, aussi légitime que nécessaire, soulève plusieurs défis : infrastructures d’élevage insuffisantes, accès limité aux financements, formation technique des éleveurs et chaîne logistique encore fragile.

La réussite de cette transition dépendra de la capacité du pays à structurer un véritable écosystème agro-industriel, intégrant les producteurs, transformateurs et distributeurs.
Si cette dynamique est soutenue par des mesures d’accompagnement concrètes et une gouvernance rigoureuse, le Gabon pourrait devenir, d’ici quelques années, un modèle régional en matière d’autonomie alimentaire.

Cette réforme, au-delà de sa portée économique, s’impose comme un symbole politique fort : celui d’un État qui reprend le contrôle de sa production, de sa consommation et, in fine, de sa souveraineté. 🇬🇦

 

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