Dans une prise de parole remarquée sur les réseaux sociaux, Laetitia Mebaley a interpellé la jeunesse gabonaise en l’invitant à un changement de cap.
Selon la communicante, le développement du pays ne repose pas sur une génération obsédée par la politique, mais sur des bâtisseurs économiques capables d’innover, de créer de l’emploi et de stimuler la croissance nationale.
➡️ « Notre pays ne se développera pas si la majorité de nos jeunes continuent de croire que la politique est l’unique voie de réussite », a-t-elle martelé.
Si elle reconnaît la nécessité d’un renouvellement de la classe politique, Laetitia Mebaley rappelle que la politique est un processus exigeant : il requiert engagement associatif, actions citoyennes et préparation rigoureuse. « Être jeune ne suffit pas. Être diplômé ne suffit pas. Savoir bien parler ne suffit pas », affirme-t-elle.
Son message est clair : l’économie doit être la priorité. Car sans entrepreneurs, innovateurs et créateurs de valeur, il n’y aura pas de développement durable.
🔍 Le regard de Com d’Afrik
La sortie de Laetitia Mebaley révèle une tension profonde au sein de la jeunesse gabonaise : entre l’attrait de la politique comme ascenseur social et la nécessité de bâtir une économie solide pour sortir du chômage et de la précarité.
Si son propos peut sembler radical, il met en lumière une réalité : l’économie gabonaise reste fragile et dépend encore trop des revenus pétroliers. La valorisation des initiatives entrepreneuriales, l’innovation locale et l’accompagnement des jeunes porteurs de projets pourraient constituer une alternative crédible à la politisation massive des ambitions.
Le défi est donc double : préparer une relève politique responsable tout en encourageant une jeunesse créative et entreprenante. C’est dans cet équilibre que pourrait naître le véritable renouveau gabonais.