Le 1er novembre 2025, Donald Trump a désigné le Nigeria comme un pays « particulièrement préoccupant » pour la liberté religieuse, accusant le gouvernement d’être complice du « meurtre de chrétiens ». Cette décision intervient après plusieurs années d’opérations d’influence orchestrées par les réseaux évangéliques, désormais amplifiées sur la scène internationale, y compris à l’ONU, où la star américaine Nicki Minaj a pris la parole le 18 novembre dernier pour soutenir ce discours.
Le retour de Trump à la présidence donne un nouvel élan à ces acteurs religieux conservateurs, qui n’hésitent pas à étendre leur influence diplomatique et culturelle sur le continent africain. Début novembre, Paula White-Cain, conseillère spirituelle du président, a entamé une tournée en Afrique, accompagnée du pasteur ghanéen Nicholas-Duncan Williams, figure influente des réseaux évangéliques locaux.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Com d’Afrik analyse cette dynamique comme un **mélange inédit de religion et de diplomatie**. L’influence évangélique américaine en Afrique ne se limite plus aux prêches et missions religieuses : elle sert un agenda politique global, visant à façonner les perceptions et décisions des États africains sur des sujets sensibles tels que la liberté religieuse et la politique intérieure.
Pour le continent, cette offensive pose un **double enjeu** : d’une part, elle offre des alliances potentielles avec des réseaux puissants, mais d’autre part, elle peut **instrumentaliser les tensions religieuses** locales à des fins politiques étrangères. Les médias et décideurs africains doivent désormais **distinguer entre soutien religieux et ingérence stratégique**, afin de préserver l’équilibre sociopolitique.