Selon le Bulletin statistique de la dette publié par le ministère de l’Économie et des Finances, la dette publique du Gabon a atteint 700,9 milliards de FCFA au 31 mars 2025, contre 379,5 milliards à la même période en 2024.
🔹 Dans ce total :
- 332,2 milliards FCFA correspondent à la dette extérieure,
- 368,7 milliards FCFA à la dette intérieure.
En comparaison avec le premier trimestre 2024, le service de la dette publique a connu une hausse spectaculaire de 321,4 milliards FCFA.
Les règlements cumulés atteignent 697,6 milliards FCFA, dont 38,6 milliards pour les échéances antérieures et 659,0 milliards pour les échéances courantes.
À fin mars 2025, les tirages exécutés sur financements extérieurs et intérieurs s’élèvent à 714,5 milliards FCFA, en progression de 465,3 milliards par rapport à l’année précédente. Une grande partie de ces fonds est orientée vers des projets structurants : BTP, éducation, eau, électricité et transport.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette progression fulgurante de la dette interpelle à plusieurs niveaux.
D’une part, elle illustre la pression financière croissante à laquelle le Gabon fait face pour financer ses infrastructures et moderniser ses services publics. Les investissements réalisés (routes, écoles, eau, électricité) traduisent une volonté de répondre à des besoins réels et urgents.
Mais d’autre part, cette dynamique pose une question de soutenabilité budgétaire : comment assurer, à moyen et long terme, le remboursement d’une dette qui s’alourdit rapidement, tout en préservant les équilibres macroéconomiques et la lutte contre la vie chère ?
Le défi pour l’État sera de garantir que ces dettes contractées se traduisent par une croissance économique tangible, génératrice de recettes fiscales et d’emplois, afin d’éviter que l’endettement ne devienne un fardeau insoutenable pour les générations futures.