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Jo Dioumy Moubassango : « Rendre normal ce qui est normal » pour honorer la 5ᵉ République

Dans une publication sur sa page Facebook, le député de la Transition, Jo Dioumy Moubassango, a lancé un appel fort à un sursaut citoyen et administratif afin de redresser les mentalités et les pratiques au Gabon, dans le cadre de la 5ᵉ République.

Selon lui, au-delà des réformes institutionnelles, c’est par l’exemple, dans chaque sphère d’influence, que se construira une véritable culture de respect des règles et de la République.

Il cite des situations concrètes du quotidien :

  • piétons contraints de marcher sur la chaussée au PK12,
  • marchés spontanés occupant trottoirs et voies publiques,
  • ou encore agents publics exigeant des paiements irréguliers pour des services censés être gratuits.

Ces comportements, devenus banals, nourrissent la corruption et compromettent la sécurité des citoyens.

Pour Moubassango, la 5ᵉ République – qui consacre un régime présidentiel fort – impose une rigueur accrue. La réforme des mentalités doit commencer par des gestes simples : respect de l’espace public, bonne gestion des services administratifs et considération pour les usagers.

« Si nous arrivons simplement à rendre normal ce qui est normal, alors nous aurons une vraie République », conclut-il.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

Cet appel met en lumière une réalité souvent minimisée : la République ne se construit pas uniquement dans les textes de loi ou les grandes réformes institutionnelles, mais aussi – et surtout – dans les pratiques quotidiennes.

La démarche de Jo Dioumy Moubassango illustre un enjeu central du Gabon actuel : passer d’une culture de tolérance face aux « petites irrégularités » à une exigence de normalité. Car c’est dans la banalisation des comportements déviants que s’enracinent la corruption, l’inefficacité administrative et le désordre urbain.

Pour Com d’Afrik, ce discours traduit la nécessité d’une double révolution : celle des institutions, mais aussi celle des comportements. La 5ᵉ République ne pourra atteindre son plein potentiel que si chaque citoyen accepte de devenir acteur de cette rigueur nouvelle.

 

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