Toujours aussi direct, Jean Valentin Leyama, député de la Transition et ancien opposant d’Ali Bongo, a réagi sans détour à la polémique déclenchée par les propos de Mays Mouissi, secrétaire général de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB).
👉 Ce dernier affirmait que le président Brice Clotaire Oligui Nguema n’était le fondateur « que d’un seul parti », appelant à sanctionner toute autre version.
Face à cela, Leyama rappelle une évidence : en avril 2025, l’UDB « n’avait pas encore vu le jour ». Par conséquent, dit-il, « respectez les autres partis qui ont mouillé le maillot », citant notamment l’Union nationale, le RPM, Les Démocrates et l’AP, qui s’étaient mobilisés pour soutenir la candidature d’Oligui Nguema.
Avec ironie, il compare la rivalité entre l’UDB et le PDG à un « syndrome de Kramer contre Kramer » : une querelle de paternité politique où le Chef de l’État devient l’enjeu symbolique.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette prise de parole illustre les tensions grandissantes dans le champ politique gabonais, où l’aura d’Oligui Nguema est désormais au cœur d’une bataille de légitimité.
➡️ D’un côté, l’UDB revendique un lien direct et exclusif avec le Président.
➡️ De l’autre, d’anciens alliés rappellent leur engagement dès les premières heures de la Transition.
Au-delà de la polémique, ce débat soulève une question essentielle : l’avenir politique du Gabon doit-il se construire sur la compétition autour d’un héritage, ou sur la capacité des partis à proposer une vision et des solutions concrètes pour le pays ?
Ce qui se joue en filigrane, c’est moins la « paternité politique » d’Oligui Nguema que la crédibilité des forces partisanes dans un contexte où les électeurs attendent un vrai débat d’idées.