Le 18 août 2025, sur le plateau de Gabon 24, le ministre d’État en charge de l’Économie, Henri-Claude Oyima, a adressé un message clair aux opérateurs économiques et à l’administration.
Abordant la question sensible de la parafiscalité, il a rappelé que seule la loi des Finances détermine les prélèvements légitimes auxquels sont soumis les acteurs économiques :
« Aucune fiscalité ne doit être opposable aux opérateurs économiques si elle n’a pas été votée dans la loi des Finances », a-t-il affirmé.
Henri-Claude Oyima distingue deux formes de parafiscalité :
- La légale, prévue par la loi des Finances et reversée au Trésor public,
- L’illégale, constituée de prélèvements parallèles effectués par des structures ou individus sans aucun contrôle de l’État.
Le ministre a insisté : les entreprises n’ont aucune obligation de s’acquitter de taxes ou prélèvements hors du cadre légal. Cet avertissement vise à mettre un terme à des pratiques dénoncées de longue date par le secteur privé et considérées comme un frein à la compétitivité.
Pour le grand argentier, la lutte contre ces prélèvements illicites est désormais une condition sine qua non pour assainir l’environnement des affaires, restaurer la confiance avec les investisseurs et renforcer l’attractivité du Gabon.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette sortie marque un tournant important dans la gouvernance économique. Elle met en lumière une volonté de restaurer la transparence et la rigueur budgétaire dans un pays où la parafiscalité informelle a souvent nui à la compétitivité des entreprises.
Mais au-delà de l’annonce, plusieurs enjeux demeurent :
- La capacité réelle de l’État à contrôler et sanctionner ces pratiques illégales,
- La mise en place de mécanismes efficaces de suivi et de recours pour protéger les opérateurs économiques,
- L’engagement à inscrire durablement cette lutte dans la pratique administrative et non seulement dans le discours politique.
Si cette promesse se traduit en actes, elle pourrait contribuer à créer un climat des affaires plus stable et attractif, condition indispensable pour attirer de nouveaux investissements et soutenir la diversification de l’économie gabonaise.