Com d'Afrik

Guinée : liberté d’expression et médias sous tension avant le référendum

À quelques semaines du référendum du 21 septembre, Boubacar Yacine Diallo, président de la Haute Autorité de la communication (HAC), a affirmé que les médias ne doivent pas donner la parole aux partis politiques et structures interdites ou en conflit avec la loi. Cette déclaration intervient alors que 6,7 millions d’électeurs sont appelés à se prononcer sur un projet de nouvelle constitution, qui doit mettre fin à la transition militaire en cours.

Face à cette mesure, le syndicat de la presse professionnelle de Guinée a dénoncé ce qu’il considère comme une atteinte à la liberté d’expression, mettant en lumière les tensions entre régulation des médias et droits démocratiques dans un contexte électoral sensible.

Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, cette décision illustre le dilemme des régulateurs dans des périodes électorales critiques : comment encadrer les médias tout en respectant le droit à l’information et la liberté d’expression ?

L’enjeu est majeur : restreindre la parole de certaines formations politiques peut protéger la légalité, mais risque également de restreindre le débat public et d’alimenter la défiance envers les institutions. Dans un contexte où la Guinée se prépare à une transformation constitutionnelle majeure, la transparence et l’équité de l’information seront déterminantes pour la crédibilité du scrutin.

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