Un avion spécial envoyé par Dakar a permis l’exfiltration du président Umaro Sissoco Embaló vers le Sénégal, sous la supervision directe du président Bassirou Diomaye Faye, indique le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères. L’opération a assuré l’arrivée du chef de l’État sain et sauf sur le sol sénégalais.
Mercredi, des militaires guinéens avaient annoncé le renversement du président et la suspension des élections présidentielle et législatives du 23 novembre, dont les résultats devaient être publiés prochainement. Le général Horta N’Tam a été investi comme président de transition pour une durée maximale d’un an.
🔍 Le regard de Com d’Afrik
Cette exfiltration met en lumière plusieurs enjeux :
- La fragilité politique : La rapidité de la manœuvre militaire souligne la vulnérabilité des institutions face à des forces armées bien organisées.
- Le rôle des États voisins : L’intervention du Sénégal démontre l’importance stratégique des alliances régionales pour sécuriser des dirigeants et éviter une escalade de violence.
- Un test pour la stabilité régionale : La Guinée-Bissau devient un exemple concret de l’impact des coups d’État sur la démocratie et la confiance citoyenne, et rappelle que la médiation régionale reste cruciale pour la paix.
En somme, ce contexte révèle que la consolidation démocratique en Afrique de l’Ouest passe par la coopération régionale et la vigilance face aux crises institutionnelles.