La coalition Pai Terra Ranka, menée par l’ancien Premier ministre Domingos Simoes Pereira, ne pourra pas participer aux prochaines élections législatives en Guinée-Bissau.
La Cour suprême a invalidé ses candidatures pour dépôts tardifs, une décision que la coalition conteste et pour laquelle elle entend demander des éclaircissements.
Pereira, également chef du PAIGC, reste cependant en lice pour la présidentielle, où il affrontera le président sortant Umaro Sissoco Embalo. À l’approche du scrutin, la tension monte dans un climat politique déjà fragile.
📌 Le regard de Com d’Afrik
L’exclusion de la principale force d’opposition des législatives crée un déséquilibre politique préoccupant. Elle soulève des interrogations sur la transparence électorale et la crédibilité des institutions judiciaires dans un pays marqué par une longue histoire de crises politiques et militaires.
En limitant la représentativité des forces en présence, cette décision risque de nourrir des tensions sociales et d’affaiblir la confiance des citoyens dans le processus démocratique.
La présidentielle qui s’annonce pourrait dès lors devenir le véritable terrain d’affrontement politique, mais dans un contexte où la légitimité du jeu électoral apparaît déjà compromise.