La Guinée-Bissau traverse une période de forte instabilité politique. Les résultats de la présidentielle du 23 novembre restent indéterminés, la commission électorale ayant annoncé son incapacité à les publier.
Cette situation fait suite à l’irruption d’hommes armés dans les locaux de la commission le jour même du coup d’État, qui ont saisi les feuilles de dépouillement, rendant incertaine toute vérification des votes. Dans les régions de Oio et Cacheu, les procès-verbaux ont également été interceptés avant de parvenir à la capitale, compromettant davantage la transparence du scrutin.
L’incertitude qui en découle alimente les tensions et accroît le risque de crise institutionnelle, alors que le pays reste sous le regard attentif de la communauté internationale.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Pour Com d’Afrik, cette situation illustre la fragilité persistante des institutions démocratiques en Guinée-Bissau. D’un point de vue journalistique :
- La saisie des bulletins et procès-verbaux met en évidence l’impact direct des actions armées sur la crédibilité des élections et sur la confiance citoyenne dans le processus démocratique.
- L’incapacité de la commission électorale à communiquer les résultats souligne un vide institutionnel dangereux, qui peut créer un climat d’instabilité et de tension sociale.
- À plus long terme, cette crise pose la question de la sécurité des institutions et de la protection du processus électoral, essentielle pour garantir la stabilité politique et la paix civile.
La situation appelle à une intervention rapide et coordonnée de la communauté internationale et des acteurs locaux, afin de restaurer la légitimité des élections et éviter que le pays ne sombre dans le chaos politique.