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Guinée-Bissau : Fernando Dias dénonce un « coup d’État manipulé » après la présidentielle

La crise politique guinéenne s’intensifie après l’élection présidentielle du 23 novembre. Fernando Dias, principal candidat de l’opposition, revendique la victoire et accuse le président sortant Umaro Sissoco Embaló d’avoir orchestré un « coup d’État fabriqué » pour éviter sa défaite.

Dans une vidéo diffusée mercredi soir, l’opposant affirme disposer de rapports des bureaux de vote confirmant son succès. Selon lui, l’intervention militaire et l’arrestation présumée du président sortant visent à retarder la publication des résultats, initialement prévue jeudi.

Fernando Dias, membre du Parti du Renouveau Social, ainsi que le PAIGC — parti exclu du scrutin — appellent la population à descendre dans les rues pour exiger la proclamation officielle des résultats.

🔍 Le regard de Com d’Afrik

Cette situation révèle plusieurs tensions profondes dans la démocratie guinéenne :

1. La fragilité des institutions électorales

Les accusations de manipulation montrent que les mécanismes de contrôle et de publication des résultats restent vulnérables, alimentant le doute sur la crédibilité du processus électoral.

2. Le rôle de l’armée dans la politique

L’intervention militaire présumée souligne la centralité des forces armées dans la vie politique du pays, un facteur qui accentue la fragilité institutionnelle et la dépendance du pouvoir au contrôle coercitif.

3. Les risques de mobilisation populaire

L’appel à la rue lancé par l’opposition pourrait entraîner des tensions sociales et politiques majeures, compromettant la stabilité et la sécurité des citoyens.

En conclusion, la situation en Guinée-Bissau illustre combien la consolidation démocratique est encore fragile dans plusieurs États africains, où les élections peuvent rapidement devenir des catalyseurs de crise politique et sociale.

 

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