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Geoffroy Foumboula tire la sonnette d’alarme : préserver la pluralité au sein du futur Parlement

Finaliste dans la course législative du 2ᵉ siège du 3ᵉ arrondissement de Libreville, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso a mis en garde, ce 9 octobre 2025, contre le risque d’un Parlement monocolore, largement dominé par les formations de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) et du Parti Démocratique Gabonais (PDG).
Selon lui, une telle configuration signerait la fin du débat démocratique pluraliste, indispensable à la vitalité institutionnelle du pays.

La prise de position du candidat indépendant intervient après l’annonce du soutien du Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) à l’UDB.
« Je ne suis pas politicien, mais pensons à notre démocratie », a-t-il déclaré, appelant les électeurs à soutenir les candidats de la société civile face aux deux principales forces politiques.
Geoffroy Foumboula alerte sur un possible déséquilibre parlementaire : « Ces deux partis pourraient disposer de près de 140 sièges sur les 145 à pourvoir », a-t-il précisé.

Dans son appel, il souligne également que le Sénat risquerait de reproduire le même schéma, avec plus de 95 % des sièges occupés par les deux mêmes blocs politiques.
Pour lui, « éviter un Parlement mécanique » est aujourd’hui un devoir citoyen, une condition essentielle pour garantir la diversité des voix et la contradiction politique au sein de l’hémicycle.

🔍 Le regard de Com d’Afrik

L’avertissement lancé par Geoffroy Foumboula s’inscrit dans une lecture plus large du paysage politique gabonais post-transition.
Alors que les législatives de 2025 se présentent comme un test de résilience démocratique, la question du pluralisme institutionnel devient centrale.

Si le renforcement du camp présidentiel peut traduire une volonté d’efficacité et de stabilité politique, l’absence de contre-pouvoirs crédibles pourrait, à terme, fragiliser le processus démocratique.
La démocratie ne se mesure pas seulement à la tenue d’élections libres, mais à la capacité du Parlement à débattre, contrôler et proposer.

Le risque d’un “Parlement mécanique”, selon l’expression du candidat, est donc celui d’une chambre d’enregistrement, où la diversité des opinions laisserait place à une uniformité politique.
Pour Com d’Afrik, le véritable enjeu de ce second tour n’est pas seulement électoral, mais symbolique : préserver la voix du pluralisme face à la tentation du consensus absolu.

 

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