D’après le Projet de Loi de Finances 2026, les recettes fiscales du Gabon devraient s’élever à 2 404 milliards FCFA. Cela représente une augmentation notable de 549 milliards FCFA, soit +30 % par rapport à la loi de finances 2025 (1 854 milliards FCFA).
Cette évolution traduit la volonté des autorités d’intensifier la mobilisation des ressources internes, notamment par l’élargissement de la base imposable, la lutte renforcée contre l’évasion fiscale et l’optimisation des mécanismes de recouvrement.
Le gouvernement affirme que cet effort s’inscrit dans une stratégie globale de rééquilibrage des finances publiques et de réduction progressive de la dépendance aux revenus pétroliers.
Toutefois, cette ambition soulève plusieurs interrogations : comment maintenir cette dynamique sans fragiliser les entreprises ni accroître la pression sur les ménages ? Et quelles réformes structurelles seront réellement déployées pour garantir la concrétisation de ces objectifs ?
Un enjeu majeur qui conditionnera la solidité financière du pays et la confiance des acteurs économiques.
Le regard de Com d’Afrik
Pour Com d’Afrik, cette projection budgétaire marque un tournant stratégique dans la gestion économique du Gabon. Le pays semble vouloir repositionner son modèle fiscal autour d’une meilleure captation des richesses générées localement, plutôt que de dépendre d’un secteur pétrolier volatil.
Mais la réussite de cette trajectoire repose sur la capacité de l’État à moderniser son administration fiscale, à instaurer une transparence accrue et à instaurer un climat de confiance avec les opérateurs économiques.
Une hausse des recettes ne peut être perçue positivement que si elle s’accompagne de réformes efficaces, d’un allègement des obstacles administratifs et d’un environnement propice à l’investissement. Le défi, désormais, est de faire de cette ambition chiffrée un instrument réel de transformation économique.