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Gabon : une politique d’exonérations fiscales trop coûteuse ? La Banque mondiale tire la sonnette d’alarme

La Banque mondiale attire l’attention sur le coût élevé des exonérations fiscales accordées par le Gabon, qui pourraient fragiliser les finances publiques et limiter la capacité de l’État à investir dans les secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation et les infrastructures. Selon l’institution, une révision ciblée et stratégique de ces mesures serait nécessaire pour garantir l’équilibre budgétaire tout en soutenant la croissance économique.

Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, le signal lancé par la Banque mondiale souligne un enjeu central : trouver un équilibre entre attractivité économique et viabilité des finances publiques. Si les exonérations peuvent stimuler l’investissement privé et attirer de nouveaux acteurs, leur sur-utilisation risque de réduire les recettes essentielles au fonctionnement de l’État et à la protection des populations vulnérables. La clé réside donc dans une politique fiscale plus stratégique, transparente et ciblée, combinant incitations pour l’investissement et contrôle rigoureux des coûts. Une telle approche permettrait au Gabon de continuer à attirer les investisseurs tout en préservant sa souveraineté économique et sa capacité à financer des projets structurants.

 

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