Com d'Afrik

Gabon : SEEG, entre promesses et réalité des délestages

Les habitants du Grand Libreville subissent à nouveau des coupures d’électricité intempestives, tandis que la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) pointe du doigt le niveau du barrage de Tchimbélé, tombé à 515,98 m, pour justifier son incapacité à garantir un service essentiel.

Si le déficit pluviométrique joue un rôle, il ne peut masquer l’impréparation chronique de l’opérateur. Le réseau électrique gabonais, fortement dépendant de l’hydroélectricité, manque cruellement de diversification et de résilience, et la centrale thermique flottante de 150 MW, promise comme solution, accumule les retards techniques.

Résultat : les centrales de Tchimbélé et Kinguélé, qui produisent 40 % de l’électricité de la capitale, fonctionnent au ralenti, laissant les citoyens subir les conséquences d’une gestion réactive plutôt que proactive.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

La situation actuelle illustre une contradiction structurelle : la SEEG promet fiabilité et continuité, mais n’anticipe ni ne sécurise ses ressources.
Pour Com d’Afrik, ce cycle de coupures récurrentes est symptomatique d’une gestion déficiente, où la maintenance, la planification stratégique et l’innovation sont reléguées au second plan.

Tant que cette approche réactive prédominera, les délestages ne seront plus un incident ponctuel, mais une norme qui pénalise les ménages, fragilise les entreprises et menace les services essentiels. La question n’est plus seulement technique : elle touche la crédibilité d’un service public vital et la confiance des citoyens dans leur opérateur national.

 

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