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Gabon : Noureddin et Sylvia Bongo, un an et sept mois entre détention et controverse

Arrêtés en 2023, peu après l’arrivée au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema, Noureddin Bongo Valentin et sa mère, Sylvia Bongo, ont été privés de liberté pendant près de 625 jours. Libérés récemment, ils dénoncent un “procès spectacle” et les conditions de détention difficiles qu’ils ont subies.

Cette libération relance le débat sur la justice et la transparence au Gabon, ainsi que sur le traitement des membres de l’ancienne famille dirigeante. Les accusations de mauvais traitements et la médiatisation du procès alimentent les discussions sur la séparation réelle entre justice et enjeux politiques dans le pays.

📰 Le regard de Com d’Afrik

Le cas de Noureddin et Sylvia Bongo illustre le dilemme entre justice et perception politique. Si juridiquement leur détention s’inscrit dans le cadre d’une procédure judiciaire, la médiatisation et les critiques qu’ils émettent révèlent un climat de suspicion et de polarisation.

Pour le Gabon, c’est un signal fort : la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires dépend autant de la rigueur et de l’équité des procédures que de leur indépendance face aux pressions politiques. Les prochains mois seront cruciaux pour montrer que la justice gabonaise peut appliquer la loi sans favoritisme, même face aux figures emblématiques du passé.

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