Annoncée lors du Conseil des ministres du 8 septembre 2025, la fusion entre Sogatra et Trans’Urb s’accompagnera d’une réforme majeure : la création de MEA PAY, un système de paiement électronique destiné à moderniser le transport urbain.
🎫 Fin de la gratuité, place à la billetterie électronique
Après plusieurs années marquées par la gratuité partielle, les usagers devront désormais se munir de tickets à usage unique ou de cartes d’abonnement modulées selon leur situation sociale. L’objectif est clair : sécuriser les transactions, rationaliser la gestion des recettes et éviter l’exclusion des couches les plus vulnérables.
💳 MEA PAY au cœur de la réforme
Ce système digitalisé garantira la traçabilité des recettes, réduira les manipulations de liquidités et limitera les risques de fraude. Une avancée cruciale dans un secteur souvent critiqué pour son manque de transparence.
La réforme prévoit également la réhabilitation du parc automobile, la formation du personnel et une large campagne nationale de sensibilisation.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
L’introduction de MEA PAY illustre une volonté affirmée du gouvernement d’entrer dans une nouvelle ère de gouvernance numérique. En associant digitalisation et inclusion sociale, l’État pose les bases d’un transport public plus fiable, durable et transparent.
Cependant, plusieurs défis se dessinent :
- L’accessibilité : le succès du système dépendra de sa capacité à rester abordable pour tous, notamment les usagers à faibles revenus.
- L’efficacité opérationnelle : la mise en œuvre devra éviter les lenteurs techniques ou les dysfonctionnements qui pourraient freiner l’adoption par le public.
- La confiance : seule une gestion rigoureuse et transparente permettra d’instaurer l’adhésion des usagers.
En clair, MEA PAY est plus qu’un outil de paiement : il représente un test grandeur nature de la modernisation de l’action publique au Gabon.