Gabon : Les ministres élus aux législatives devront quitter le gouvernement avant l’installation du Parlement
Com dAfrik / 15 minutes
4 novembre 2025
0
La transition politique gabonaise touchera officiellement à sa fin le 30 décembre 2025, a annoncé ce lundi 3 novembre François Ndong Obiang, ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, lors d’un point de presse à Libreville.
Le calendrier présenté vise à garantir une clôture ordonnée et conforme à la Constitution, tout en assurant transparence et stabilité institutionnelle.
Le déroulé des prochaines étapes est précis :
8 et 25 novembre : élections sénatoriales ;
11 novembre : élections des maires et présidents des conseils départementaux ;
16 et 23 novembre : désignation des maires des communes à arrondissements et de leurs adjoints ;
17 novembre : mise en place du Bureau de l’Assemblée nationale ;
13 au 16 décembre : constitution du Collège des conseillers du CESEC ;
19 décembre : installation de son Bureau ;
24 décembre : mise en place du Sénat ;
26 décembre : élection du président de la Cour constitutionnelle ;
30 décembre : prestation de serment des membres de la Cour, marquant la fin officielle de la transition.
📝 Démission des ministres élus : un principe constitutionnel respecté
Le ministre Ndong Obiang a rappelé que la Constitution interdit la double fonction : tout membre du gouvernement élu au Parlement devra présenter sa démission au président de la République avant l’installation du Bureau du Parlement.
Cette mesure prévient les conflits d’intérêts et consolide la séparation des pouvoirs, pilier essentiel de la démocratie.
Cette annonce clarifie la fin de la transition et illustre l’engagement du président Brice Clotaire Oligui Nguéma à respecter les échéances et les règles institutionnelles. Elle marque une étape clé vers un fonctionnement normalisé des institutions et l’ouverture d’une nouvelle ère politique pour le Gabon.
Cette décision démontre la volonté des autorités gabonaises de consolider la légitimité et la transparence du processus politique. En fixant des règles claires pour les ministres élus, le gouvernement envoie un signal fort sur la primauté de la Constitution et le respect de la séparation des pouvoirs.
Au-delà des aspects procéduraux, cette phase finale de transition constitue un test pour la maturité institutionnelle du Gabon : elle permet de mesurer la capacité du pays à mener une transition ordonnée, à instaurer un Parlement opérationnel et à renforcer la confiance des citoyens dans leurs institutions.
Si elle est bien appliquée, cette étape peut devenir un modèle de transition pacifique et transparente pour la région, tout en posant les bases d’une gouvernance plus structurée et responsable.