Selon la Note de conjoncture sectorielle publiée par le ministère de l’Économie et des Finances, l’activité des industries de transformation a progressé de 3,7 % au premier trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent. Un signe encourageant de reprise, bien que le secteur reste marqué par des contrastes importants.
En glissement annuel, l’indice recule encore de 4,5 %, principalement en raison de la forte baisse de la production des tôles (-17,1 %).
📌 Des moteurs identifiés
- Le ciment tire la croissance avec +7,4 % sur le trimestre, soutenu par les chantiers routiers en béton armé, les projets immobiliers et une demande domestique plus soutenue.
- Les gaz industriels affichent une hausse impressionnante de 16,1 %, portée par le dynamisme du secteur minier et les besoins hospitaliers.
- En revanche, les peintures reculent de 7,2 %, malgré un rebond annuel de 6,7 %.
- Les tôles restent le maillon faible : -1 % sur le trimestre et -17,1 % sur un an, freinées par le manque de matières premières.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
La reprise des industries de transformation traduit une dynamique positive mais fragile. Derrière les bons résultats du ciment et des gaz industriels, le contraste avec la chute des tôles illustre un défi structurel : la dépendance aux matières premières importées et la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement.
Pour Com d’Afrik, ces chiffres rappellent que la diversification industrielle ne peut se limiter à quelques branches en croissance. Le défi consiste à bâtir une stratégie cohérente d’industrialisation, intégrant :
- la modernisation des unités de production,
- la sécurisation des approvisionnements,
- et la valorisation des ressources locales.
Le Gabon dispose d’un potentiel certain, mais seule une approche systémique permettra de transformer ces signaux positifs en croissance durable et inclusive.