La journée électorale du 27 septembre 2025 a été marquée par une série d’irrégularités qui ont jeté une ombre sur le scrutin.
Absence de bulletins, cartes contradictoires, électeurs désorientés : un climat chaotique dénoncé par plusieurs candidats.
👉 À Kango, Eric Boussougou (FDS) a constaté la disparition des bulletins de sa liste validée.
👉 À Dienga, Georges Bruno Ngoussi, candidat indépendant, a vu son nom absent des bulletins.
👉 À Ndéndé, fief du duel entre Mays Mouissi (UDB) et Yves Fernand Manfoumbi (PDG), des électeurs n’ont pas pu obtenir leurs nouvelles cartes et ont voté avec les anciennes. D’autres cartes en circulation mentionnaient même des dates différentes de scrutin, semant confusion jusque dans les bureaux de vote.
Ces couacs mettent directement en cause le ministère de l’Intérieur, désormais chargé de l’organisation après la dissolution du Centre gabonais des élections (CGE).
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Les incidents observés rappellent tristement les pratiques électorales des années Mboumbou Miyakou, symbole d’un système où irrégularités et manipulations fragilisaient la démocratie gabonaise.
Malgré les promesses de rupture et de transparence portées par la Transition, ce scrutin législatif et municipal illustre la persistance des fragilités structurelles dans l’organisation des élections.
Deux enjeux majeurs se dégagent :
1️⃣ Restaurer la confiance citoyenne dans les institutions électorales ;
2️⃣ Garantir que la Transition ne devienne pas une répétition des dérives passées.
À quelques heures du dépouillement, une certitude : la légitimité de la Transition se joue désormais sur sa capacité à corriger ces dérives et à tenir sa promesse d’un processus électoral crédible.