Le vendredi 14 novembre 2025, le Ministre des Mines et des Ressources Géologiques, Gilles Nembé, a tenu une séance de travail stratégique avec une délégation du groupe Eramet–Comilog, dirigée par son Directeur Général Paulo Castellari, en mission au Gabon.
Au cours de cette rencontre, la délégation a présenté l’état d’avancement des initiatives engagées dans le cadre du programme national dédié à la transformation locale des ressources minières, ainsi que les actions mises en œuvre pour accompagner les orientations décidées par les plus hautes autorités du pays.
Le Ministre a salué les efforts du groupe tout en rappelant la vision du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema : atteindre une production de 2 millions de tonnes d’alliages de manganèse d’ici 2029, un objectif stratégique pour renforcer la valeur ajoutée locale et l’industrialisation du pays.
Quelques jours plus tôt, le 5 novembre 2025, une autre délégation d’Eramet — incluant André Massard, Clément Jakymiw et Pierre-Alain Gautier — avait déjà échangé avec le ministère pour faire un point d’étape complet sur le projet. Les discussions avaient porté sur les avancées techniques, les partenariats nationaux et les mécanismes prévus pour accroître progressivement la capacité de transformation industrielle.
Clément Jakymiw avait alors réaffirmé l’engagement d’Eramet à soutenir pleinement la stratégie nationale :
« Nous restons mobilisés pour accompagner la concrétisation de ce projet prioritaire porté par le Président de la République ».
Le regard de Com d’Afrik
Cette succession d’échanges illustre la volonté du gouvernement de structurer une filière manganèse plus compétitive, tournée vers la transformation locale plutôt que l’exportation brute. L’objectif des 2 millions de tonnes d’alliages, ambitieux mais stratégique, marque une rupture : il s’agit non seulement de renforcer la souveraineté minière du Gabon, mais aussi de créer un véritable écosystème industriel autour de cette ressource clé.
Du côté d’Eramet-Comilog, la communication autour des avancées techniques et des partenariats laisse entrevoir une dynamique réelle, même si plusieurs défis demeurent : logistique, énergie, formation locale et montée en compétence des acteurs nationaux.
Pour Com d’Afrik, l’enjeu majeur sera d’observer dans les prochains mois si la cadence annoncée se traduit sur le terrain, notamment en matière d’investissements, de résultats intermédiaires et de retombées concrètes pour les populations. La transformation locale ne peut être une simple ambition : elle doit devenir un moteur tangible de développement économique.