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Gabon : Le FMI nomme Alain Gaugris comme nouveau représentant résident

Le Fonds Monétaire International (FMI) a désigné le Français Alain Gaugris comme son nouveau représentant résident au Gabon, en remplacement de l’Ivoirien Gomez Agou, arrivé en fin de mission.

Cette nomination intervient à un moment crucial pour l’économie gabonaise, marquée par une dette publique élevée et une forte dépendance aux revenus pétroliers. Le pays fait face à des défis majeurs :

  • Réduction des déficits et apurement des arriérés de paiement,
  • Diversification de l’économie au-delà des hydrocarbures,
  • Renforcement de la transparence dans la gestion des finances publiques.

Libreville a exprimé son souhait d’un programme d’accompagnement sur mesure, adapté à ses réalités internes. Le rôle d’Alain Gaugris sera donc central pour transformer cette demande en actions concrètes et consolider le partenariat avec l’institution de Bretton Woods.

🎓 Parcours
Avant son affectation au Gabon, Alain Gaugris a été économiste principal et chef de programme du Fonds « Data for Decisions » (D4D) au siège du FMI à Washington, où il a travaillé près de 7 ans sur la production et l’utilisation de données fiables pour orienter les politiques macroéconomiques. Diplômé de l’ENSAE Paris et titulaire d’un master en économétrie de l’Université d’Évry Paris-Saclay, il possède également une solide expérience en diplomatie économique (Londres, Rio de Janeiro).

📌 Le regard de Com d’Afrik

La nomination d’Alain Gaugris illustre la volonté du FMI de mettre en avant des profils techniques et polyvalents, capables de conjuguer expertise macroéconomique et sensibilité diplomatique. Pour le Gabon, la présence d’un représentant expérimenté dans l’analyse des données et l’accompagnement des politiques publiques pourrait constituer un levier important.

Cependant, au-delà des engagements institutionnels, le véritable défi réside dans la capacité du pays à appliquer les réformes structurelles promises et à réduire sa dépendance au pétrole. La réussite de cette collaboration dépendra autant de la rigueur des autorités nationales que de la flexibilité du FMI à s’adapter aux réalités gabonaises.

 

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