Le Gabon assiste depuis plusieurs années à un retrait progressif des grandes banques étrangères, principalement françaises et britanniques, qui cèdent leurs filiales locales à des groupes panafricains.
Exemples récents :
- En 2020, BNP Paribas a vendu sa filiale gabonaise, la BICIG, au groupe ivoirien Atlantic Financial Group (AFG).
- Société Générale poursuit son désengagement au profit d’acteurs africains comme Vista Group Holding et Coris Bank International.
- Standard Chartered a transféré ses activités locales à Access Bank, leader nigérian.
Ce mouvement marque la fin d’une ère bancaire occidentale et ouvre la voie à une financiarisation plus africaine.
Cependant, cette transition soulève plusieurs enjeux pour le Gabon :
- renforcer la régulation et la supervision,
- adapter les cadres légaux et opérationnels,
- garantir la stabilité financière.
La manière dont le Gabon relèvera ces défis déterminera si ce changement peut devenir un levier de développement durable pour le secteur bancaire national.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Le désengagement des banques occidentales représente une opportunité historique pour le Gabon et l’Afrique centrale. Il permet aux acteurs locaux et panafricains de prendre davantage de place, de mieux adapter les services financiers aux réalités locales et de stimuler l’inclusion bancaire.
Mais cette transition n’est pas sans risques. La stabilité du système financier dépendra de la capacité des régulateurs à anticiper et à encadrer ces changements. Une supervision proactive et des règles claires seront essentielles pour transformer ce retrait en véritable moteur de croissance économique et d’autonomie financière.