Alors que les Gabonais attendaient des élections législatives et locales transparentes, le scrutin du 27 septembre 2025 s’est déroulé dans un climat d’irrégularités et de confusion.
Cartes électorales affichant des dates contradictoires, bulletins absents dans certains bureaux, incidents dans plusieurs circonscriptions : ces dysfonctionnements ont mis en lumière de graves défaillances de l’organisation, pilotée par Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur et président de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER).
Pour de nombreux observateurs, la désorganisation actuelle réactive les vieux démons des pratiques électorales gabonaises, malgré la promesse d’une rupture avec le passé. À quelques heures des dépouillements, la légitimité de la Transition se trouve fragilisée.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Ces élections de 2025 constituent un test majeur pour la Transition gabonaise. Or, les multiples ratés organisationnels soulèvent une double inquiétude : d’abord sur la capacité des institutions à garantir la sincérité du scrutin, ensuite sur la volonté réelle de rompre avec les pratiques héritées du PDG.
La CNOCER, censée incarner le renouveau, peine à se démarquer de l’ancien CGE, pourtant dissous pour ses manquements. La responsabilité politique du ministre de l’Intérieur est désormais posée, car derrière ces dysfonctionnements, c’est l’image de l’État et la confiance des électeurs dans les urnes qui sont en jeu.