Dans une récente publication sur LinkedIn, le ministre d’État en charge de l’Économie, Henri-Claude Oyima, a réaffirmé la volonté du gouvernement d’instaurer une coopération assumée et équilibrée avec les bailleurs de fonds internationaux, au premier rang desquels le Fonds Monétaire International (FMI).
👉 Les réformes engagées visent à :
- Assainir les finances publiques,
- Optimiser les recettes,
- Rationaliser les dépenses,
- Stimuler l’investissement productif.
Lors de ses échanges avec Aliona Cebotari (Chef de Mission FMI pour le Gabon) et Alain Gaugris (Représentant Résident du FMI au Gabon), le ministre a présenté la démarche du Gouvernement :
➡️ mettre en place une nouvelle dynamique de réformes avant d’ouvrir des discussions approfondies avec les partenaires financiers.
Objectif affiché : bâtir une économie forte, résiliente et capable d’atteindre une croissance à deux chiffres, conformément à la vision du Président Brice Clotaire Oligui Nguema.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
La position d’Henri-Claude Oyima traduit une volonté de renverser la logique traditionnelle des relations entre États africains et institutions financières internationales. Plutôt que de subir les conditionnalités imposées par le FMI, le Gabon ambitionne de se présenter en partenaire proactif, capable de définir ses priorités et de négocier sur la base d’une feuille de route nationale claire.
Cependant, ce choix ambitieux pose deux défis majeurs :
- La crédibilité des réformes annoncées, qui devront être traduites en actes concrets et mesurables ;
- La capacité du pays à maintenir un équilibre entre les exigences de rigueur budgétaire et le besoin d’investissements massifs pour soutenir la croissance.
En filigrane, cette approche pourrait ouvrir la voie à une coopération plus équitable entre le Gabon et ses partenaires internationaux, tout en donnant un signal fort à d’autres économies africaines en quête d’autonomie dans leurs choix économiques.