À l’approche des élections législatives et locales du 27 septembre, la justice gabonaise se prépare à jouer pleinement son rôle d’arbitre impartial. Le 8 septembre, l’École nationale de la magistrature (ENM) a accueilli un séminaire de formation sur le contentieux électoral, réunissant une trentaine de magistrats venus de différentes juridictions.
Organisée avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et du gouvernement japonais, cette session vise à renforcer les compétences des juges dans un domaine crucial : la gestion des litiges électoraux, véritable garant de la stabilité démocratique.
La justice, pilier de la démocratie
En ouvrant les travaux, Clauvis Nyama Mouketou, directeur de cabinet du ministre de la Justice, a rappelé que : « Le contentieux électoral n’est pas qu’une question de procédures. Il garantit la sincérité du suffrage et la stabilité démocratique ».
Même son de cloche du côté de Sidonie Flore Ouwé, magistrate hors hiérarchie, qui a insisté sur le rôle central des juridictions dans la crédibilité du processus électoral et la consolidation de la paix sociale.
L’appui des partenaires internationaux
Pierre Ndong Aboghé, directeur général de l’ENM, a salué l’accompagnement du PNUD et du Japon, tout en rappelant l’engagement du président Brice Clotaire Oligui Nguema et du Conseil supérieur de la magistrature à bâtir une justice indépendante.
Alain Ayadokoun, représentant résident du PNUD, a quant à lui souligné : « Une justice électorale rendue dans des délais raisonnables et perçue comme équitable est un vaccin contre les tensions post-électorales ».
Le regard de Com d’Afrik
Ce séminaire dépasse la simple formation technique. Il constitue une réponse institutionnelle à l’un des défis majeurs de la Ve République : assurer que chaque scrutin se déroule dans un climat de confiance et de transparence.
L’implication des partenaires internationaux traduit également l’importance stratégique du processus électoral gabonais, observé de près tant au niveau national qu’international. Mais au-delà des déclarations, tout l’enjeu repose désormais sur la capacité des magistrats à mettre en pratique ces acquis.
Pour la société gabonaise, il ne s’agit pas seulement d’un exercice juridique : c’est une garantie de paix sociale et un test décisif pour la crédibilité des institutions naissantes.