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Gabon : cap sur la mise en place des premières Assemblées nationale et locales de la Ve République

À l’issue du Conseil des ministres du 8 septembre 2025, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a annoncé l’entrée du Gabon dans un « second cycle » de la Ve République. Cette nouvelle étape marque la mise en place de la première Assemblée nationale et le renouvellement des assemblées locales, qui structureront désormais l’ossature institutionnelle du pays.

Réuni sous la présidence du Chef de l’État, le Conseil des ministres a marqué une rupture à la fois politique et symbolique. Après les célébrations des cent premiers jours, de la Fête nationale et de la Fête de la Libération, le président a souligné que le Gabon entre dans une phase décisive : celle de la consolidation de ses institutions.

Des élections fondatrices pour la Ve République

Les législatives et locales, prévues les 27 septembre et 11 octobre, sont présentées comme un moment historique. Ces scrutins permettront d’élire 145 députés pour constituer la première Assemblée nationale de la Ve République, ainsi que de renouveler les assemblées locales, dont découleront 70 sénateurs.
Le Chef de l’État a insisté : « L’enjeu est clair : au-delà du simple déroulement des scrutins, c’est la crédibilité de la Ve République et la confiance du peuple qui sont en jeu », appelant les acteurs politiques à la discipline et à l’exemplarité.

Décentralisation : un nouveau souffle attendu

Le président a également rappelé la vocation nouvelle des collectivités locales, appelées à devenir de véritables leviers de développement, et non plus des « espaces de confort politique ou de rente ». Une orientation qui traduit la volonté de rompre avec le passé et de faire de la décentralisation un outil de proximité et d’efficacité.

Le regard de Com d’Afrik

Cette étape marque bien plus qu’un simple calendrier électoral. Elle symbolise une mise à l’épreuve de la Ve République, dont la légitimité repose désormais sur la capacité à organiser des scrutins transparents, crédibles et inclusifs. Si la volonté affichée du pouvoir est de replacer les institutions au service du peuple, le véritable défi résidera dans la traduction de cette ambition sur le terrain : transparence électorale, indépendance des institutions et efficacité de la décentralisation.
Pour les Gabonais, ces élections sont autant une promesse qu’un test : la promesse d’un renouvellement démocratique et le test d’une rupture effective avec les pratiques anciennes. Le regard des citoyens, mais aussi celui de la communauté internationale, se portera sur la manière dont ce « second cycle » sera mené.

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