Les frustrations des candidats recalés aux élections législatives et locales du 27 septembre 2025 au Gabon ont trouvé un écho au plus haut sommet de l’État. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a réagi ce samedi 23 août, par la voix de l’un de ses conseillers, dénonçant des pratiques contraires à l’équité et à la transparence du processus électoral.
⚠️ « Des incongruités inacceptables »
Dans sa déclaration, le chef de l’État a tenu à rappeler son administration à l’ordre. Il a fustigé des « incongruités inacceptables » qui, selon lui, « portent atteinte à l’équité du processus électoral et sapent les fondements de notre démocratie ».
Cette réaction intervient après la colère exprimée par de nombreux candidats recalés, qui accusent le ministère de l’Intérieur d’opacité et de manque d’équité dans la validation des candidatures.
🔎 Un appel à la rigueur et à l’impartialité
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la transparence, la rigueur et le respect des règles républicaines « ne sont pas négociables ».
Il a ainsi exhorté « les autorités compétentes à assumer leurs responsabilités avec diligence et impartialité » afin de garantir « la régularité et la crédibilité » de la démocratie gabonaise.
✅ Vers des élections apaisées ?
Plébiscité lors de la présidentielle d’avril 2025, le président insiste pour que les législatives et locales se tiennent « dans les mêmes conditions d’intégrité, de transparence et de paix ».
« Maintenons ce cap », a-t-il martelé, en appelant à la vigilance collective pour préserver la stabilité politique du pays.
📌 Contexte
Des dizaines de candidatures ont été rejetées pour le scrutin du 27 septembre 2025, déclenchant une vague de contestations parmi les recalés, qui dénoncent une sélection arbitraire et politisée.
La sortie du chef de l’État relance donc le débat sur la crédibilité du processus électoral et la capacité des institutions à garantir un scrutin équitable.