Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a quitté Libreville ce dimanche pour New York, afin de prendre part à la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies (22–27 septembre). Ce sommet réunit les chefs d’État et de gouvernement pour discuter des grandes priorités mondiales : paix, sécurité, développement durable, climat et coopération internationale.
Pour le Gabon, cette participation dépasse le simple protocole : elle s’inscrit dans une stratégie de repositionnement international. Le président Oligui Nguema devrait porter la voix du pays sur des enjeux clés :
- Préservation des forêts du bassin du Congo,
- Réforme du financement climatique,
- Lutte contre les inégalités structurelles,
- Renforcement de la gouvernance multilatérale.
La délégation gabonaise prévoit également des rencontres bilatérales avec des partenaires institutionnels et privés, afin de mobiliser des investissements structurants pour le Plan national de développement 2025–2030.
📌 Le regard de Com d’Afrik
La présence d’Oligui Nguema à l’ONU illustre une diplomatie proactive et stratégique. En mettant l’accent sur le climat, la biodiversité et le développement durable, le Gabon tente de se positionner comme acteur incontournable dans les négociations environnementales internationales, tout en attirant des partenariats économiques à long terme.
Mais au-delà des annonces et des discours, le véritable défi réside dans la capacité à transformer ces engagements en résultats concrets, notamment en matière d’investissements et de gouvernance. Cette participation pourrait renforcer la visibilité internationale du Gabon, mais sa crédibilité dépendra de la cohérence entre le discours diplomatique et les réalisations internes.