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Gabon : baisse du nombre de femmes enceintes vivant avec le VIH en 2024

Les dernières données du Programme national de lutte contre le Sida et les IST (PNLIST), relayées par la chaîne Gabon 24, montrent une évolution positive concernant le dépistage du VIH chez les femmes enceintes.
En 2024, 1 000 femmes enceintes ont été testées séropositives, contre 1 110 en 2023, soit une légère diminution qui traduit une avancée dans la lutte contre le virus.

Cette baisse, bien que mesurée, pourrait découler d’une intensification des campagnes de sensibilisation, d’un meilleur accès au dépistage précoce, ainsi que de la disponibilité des traitements antirétroviraux. Ces avancées témoignent des efforts des acteurs de santé publique, mais restent fragiles et doivent être consolidées.

Un combat sanitaire toujours prioritaire

Malgré ces résultats encourageants, les spécialistes rappellent que le VIH demeure une problématique majeure au Gabon.
L’objectif national reste inchangé : atteindre zéro nouvelle infection chez les femmes enceintes. Pour cela, les autorités sanitaires soulignent la nécessité d’un dépistage systématique et d’un suivi médical strict durant toute la grossesse.

Il est important de rappeler qu’avec un traitement adapté, une femme enceinte vivant avec le VIH peut mener une grossesse normale et réduire drastiquement le risque de transmission du virus à son enfant. Sans prise en charge, ce risque varie entre 15 et 30 %. Avec un traitement et un encadrement médical adéquat, il peut être réduit à moins de 1 %.
L’allaitement au lait maternel est déconseillé, tandis que l’accouchement par voie basse peut être envisagé si la charge virale est indétectable.

🔍 Le regard de Com d’Afrik

Derrière les chiffres, une réalité s’impose : le léger recul du nombre de femmes enceintes séropositives est un signal positif, mais il ne suffit pas à garantir un avenir sanitaire serein.
Cette évolution révèle surtout l’importance des politiques de prévention, encore trop dépendantes des campagnes ponctuelles et du soutien des partenaires techniques.

Plusieurs défis persistent :

  • L’accès inégal au dépistage, surtout dans les zones rurales où les structures sanitaires manquent de ressources.
  • La persistance des préjugés et de la stigmatisation, qui freinent encore de nombreuses femmes à se présenter volontairement au dépistage.
  • La nécessité d’un accompagnement multidisciplinaire, incluant soutien psychologique, suivi social et continuité du traitement.

Pour Com d’Afrik, il est essentiel d’intensifier les campagnes d’information, de renforcer les structures de prise en charge et de multiplier les actions de proximité.
La lutte contre le VIH ne se résume pas à des chiffres annuels : elle repose sur une vigilance permanente, une politique de santé inclusive et un engagement collectif.

 

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