Ce mercredi 15 octobre 2025, le Vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, a dirigé le conseil interministériel hebdomadaire. Dans son allocution, il a appelé à une transformation profonde dans la manière de gouverner, fondée sur le pragmatisme, la responsabilité et la culture du résultat.
Ce discours intervient dans un contexte politique renouvelé, marqué par la récente organisation des élections législatives et locales, ainsi que par la session parlementaire actuellement dédiée à l’examen du projet de loi de finances 2026 — un moment stratégique pour définir les orientations économiques du pays.
Une exigence de résultats au cœur de l’action publique
Le Vice-président a exhorté ses collègues à recentrer leurs efforts sur la performance et la mesure des impacts, conformément aux priorités économiques et sociales définies par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Il a insisté sur la mise en place d’un système de suivi-évaluation rigoureux, garantissant la cohérence et l’efficacité des politiques publiques.
Selon lui, le budget 2026 doit incarner une vision claire : celle d’une économie disciplinée, cohérente et résolument tournée vers la transformation du pays.
Alexandre Barro Chambrier a par ailleurs réaffirmé trois impératifs :
- rationaliser les dépenses publiques,
- privilégier les investissements à fort impact social,
- et maintenir une stricte discipline budgétaire.
Dans un Gabon en quête de diversification économique, il a appelé les membres du gouvernement à une collaboration resserrée pour accélérer les réformes structurelles et améliorer les conditions de vie des citoyens.
👁️ Le regard de Com d’Afrik
Cette sortie du Vice-président traduit une volonté claire de rompre avec une gestion administrative lente et théorique au profit d’une culture du résultat tangible.
Com d’Afrik y voit une tentative de réalignement de l’action publique avec les attentes de la population, notamment dans un contexte où les citoyens réclament plus de transparence et d’efficacité dans la gestion des ressources nationales.
Cependant, la mise en œuvre concrète de ces orientations dépendra largement de la capacité du gouvernement à instaurer des mécanismes de contrôle et de reddition de comptes.
Au-delà du discours, la réussite de cette ambition reposera sur un changement de mentalité institutionnelle, où chaque ministère devra être jugé non plus sur les intentions, mais sur les résultats obtenus.