Gabon : Alejandro passible de six mois de prison pour exhibition sexuelle
Com dAfrik / 5 jours
29 octobre 2025
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Dans un pays où les valeurs traditionnelles continuent d’influencer la législation, le masseur gabonais Alejandro se retrouve au cœur d’une vive polémique. Connu pour ses publications suggestives sur les réseaux sociaux, il diffuse régulièrement des vidéos et images de séances de massage non censurées, exposant des clientes partiellement ou totalement dénudées. Ces contenus, jugés obscènes par de nombreux internautes, ont désormais attiré l’attention des autorités judiciaires.
Selon l’article 257 du Code pénal gabonais, Alejandro encourt une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois et une amende maximale de 5 millions de FCFA pour exhibition sexuelle. Le texte précise que « constitue une atteinte aux mœurs l’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible au regard du public ». Autrement dit, même si les massages sont réalisés avec le consentement des clientes, leur diffusion publique sur des plateformes comme Facebook transforme un acte privé en spectacle imposé au public, tombant ainsi sous le coup de la loi.
🔍 Un récidiviste qui défie la loi
Ce n’est pas la première fois qu’Alejandro se retrouve au centre de la controverse. Ses vidéos, souvent marquées par des gestes équivoques et des poses suggestives, choquent une grande partie de l’opinion publique gabonaise. Dans un contexte où la morale sociale reste attachée à la discrétion, ces mises en scène numériques sont perçues comme une provocation ouverte à la loi et aux traditions.
L’article 258 du Code pénal renforce d’ailleurs ces dispositions, prévoyant jusqu’à six mois de prison supplémentaires pour récidive ou diffusion répétée de contenus indécents.
🌐 Réseaux sociaux : un espace sous contrôle
L’affaire Alejandro relance un débat plus large : les réseaux sociaux sont-ils des zones de non-droit ?
La réponse est claire : non. Les lois nationales s’appliquent à Internet comme à tout autre espace public. Au Gabon, la publication de contenus jugés contraires aux bonnes mœurs peut donner lieu à des poursuites judiciaires, sur la base de plaintes ou de signalements d’utilisateurs.
Des précédents existent dans plusieurs pays africains, notamment au Sénégal et au Cameroun, où des influenceurs et créateurs de contenu ont été condamnés pour diffusion d’images à caractère pornographique.
⚖️ Un rappel à l’ordre moral
Au-delà du cas individuel, l’affaire Alejandro met en lumière la frontière floue entre liberté d’expression et respect des normes sociales.
Dans un pays où les plateformes numériques offrent une vitrine à de nouvelles formes d’expression, le rappel de la loi traduit la volonté des autorités de préserver l’ordre moral et la décence publique.
Alejandro, en cherchant la notoriété à travers des publications sulfureuses, risque non seulement sa liberté, mais expose aussi ses clientes à la vindicte sociale. Un avertissement clair pour ceux qui confondent visibilité en ligne et impunité juridique.