Alain-Claude Bilie-By-Nze, président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), a confirmé son intention de briguer la magistrature suprême en 2032. L’annonce a été faite en exclusivité sur le plateau de Gabonactu, où l’ancien Premier ministre d’Ali Bongo Ondimba a déclaré sans ambiguïté :
👉 « Je serai candidat à la prochaine élection présidentielle ».
Déjà candidat lors de la présidentielle d’avril 2025, Bilie-By-Nze n’avait recueilli que 3 % des suffrages, face au raz-de-marée de Brice Clotaire Oligui Nguema (94 %).
Cette fois-ci, il mise sur une anticipation stratégique en annonçant sa candidature… sept ans avant l’échéance. « Ce délai paraît long pour ceux qui gouvernent aujourd’hui, mais moi je prends le temps de travailler », a-t-il insisté, expliquant ainsi son absence aux législatives et locales de septembre-octobre 2025.
À 65 ans en 2032, il restera éligible, la Constitution fixant la limite d’âge à 70 ans pour la présidentielle.
📌 Le regard de Com d’Afrik
L’annonce d’Alain-Claude Bilie-By-Nze interpelle par son timing inhabituel. Dans un paysage politique marqué par une forte attente de résultats immédiats, se positionner si tôt apparaît comme une double stratégie :
- Exister médiatiquement malgré son absence aux scrutins intermédiaires.
- Construire une image de constance face à un pouvoir en exercice qui concentre les projecteurs.
Cependant, son score très faible en 2025 (3 %) pose une question de fond : peut-il réellement transformer cette marginalité électorale en dynamique nationale crédible d’ici 2032 ?
En politique, sept ans peuvent être une éternité, mais aussi un champ d’incertitudes. Tout dépendra de la capacité de Bilie-By-Nze à mobiliser une base, structurer son parti et s’imposer comme une alternative réelle face à un président sortant encore éligible.
En clair, cette annonce est moins un coup de théâtre qu’une opération de survie politique, un pari sur le temps long qui devra se confronter aux réalités du terrain et à l’évolution du rapport de forces.