Un nouveau scandale vient entacher le secteur public gabonais. Selon une information relayée ce mardi 7 octobre 2025 par la chaîne d’information continue Gabon 24, une vaste opération de contrôle menée au sein du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation civique a révélé que 756 agents étaient absents de leur poste sans la moindre justification.
Des absences prolongées et injustifiées
Alors que de nombreux enseignants assurent quotidiennement leurs cours dans les établissements du pays, d’autres, pourtant inscrits sur les listes de paie de l’État, brillent par leur absence. Face à cette situation, le ministère a diligenté une opération de vérification approfondie, laquelle a mis en évidence des absences prolongées — parfois sur plusieurs années.
Abandon de poste ou dérives administratives ?
« Nous avons découvert que plus de 756 agents sont toujours payés par l’État alors qu’ils vivent en Afrique, en Europe, en Amérique ou en Asie », a déclaré Arnaud Ngomo Mouketou, directeur central des ressources humaines du ministère.
Parmi ces cas, l’un d’eux se distingue particulièrement : une agente absente depuis 1998, soit 27 ans d’absence sans interruption. Une anomalie révélée par les investigations de la Task Force, dont les conclusions ont été transmises au ministère de la Fonction publique.
Le ministère veut mettre fin à l’impunité
Si certains agents évoquent des raisons médicales, familiales ou personnelles, le ministère se montre désormais intransigeant.
« Il ne suffit pas d’un simple certificat médical. Nous attendons un dossier complet accompagné de tous les justificatifs nécessaires, notamment pour les séjours à l’étranger », a précisé Arnaud Ngomo Mouketou.
Les 756 agents concernés sont donc sommés de fournir des justificatifs valables ou de regagner leur poste dans les plus brefs délais. À défaut, ils s’exposent à une radiation pure et simple de la fonction publique.
Une opération d’assainissement qui se poursuit
Cette mesure s’inscrit dans la continuité d’une vaste campagne d’assainissement lancée par le gouvernement. En effet, une précédente opération avait déjà permis d’identifier près de 2 000 agents “fantômes”, absents sur le terrain mais toujours enregistrés comme actifs dans les fichiers de la Fonction publique.
Le ministère entend désormais rétablir la discipline et la rigueur administrative, gage d’une meilleure efficacité du service public et d’une utilisation plus transparente des ressources de l’État.