À l’approche des élections législatives et locales du 27 septembre, le Gabon entre dans une étape cruciale de son processus démocratique.
Le Code électoral prévoit qu’un candidat non retenu dispose de 72 heures pour déposer un recours auprès des juridictions compétentes : Cour constitutionnelle pour les législatives et tribunaux administratifs pour les locales.
Cette disposition, inscrite dans les articles 87, 202 et 349 alinéa 3, n’est pas un simple détail technique : elle incarne l’engagement du pays pour une démocratie transparente, permettant à tout citoyen engagé de contester une exclusion jugée arbitraire ou de signaler une irrégularité.
Dans un contexte où certaines formations politiques, comme Ensemble pour le Gabon (EPG), dénoncent l’exclusion de certains candidats, ces 72 heures représentent une arme démocratique essentielle. Elles permettent de défendre les droits des acteurs politiques tout en préservant la confiance du peuple dans les institutions républicaines.
✍️ Le regard de Com d’Afrik
Ce délai symbolise la vigilance démocratique : la démocratie ne se limite pas au vote, elle s’exprime aussi dans la protection des droits et dans la transparence des procédures.
Pour le Gabon, ces 72 heures constituent un moment de vérité et de responsabilité collective. Elles rappellent que la crédibilité des élections dépend autant de la solidité des institutions que de l’adhésion des citoyens aux règles du jeu politique.
La capacité du pays à gérer ces recours de manière transparente sera un test clé de maturité démocratique, renforçant la confiance nationale et internationale dans le processus électoral.