Dans un geste de réparation et de solidarité, 260 familles précédemment déguerpies du quartier Plaine-Orety à Libreville ont été relogées le 24 septembre 2025 à Bikelé-Nzong, dans la commune de Ntoum (province de l’Estuaire).
Ces familles, victimes d’une opération de déguerpissement en juillet 2025, avaient perdu leurs logements sans compensation immédiate. Grâce à l’impulsion du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette première vague de relogement leur offre désormais des maisons neuves de différents formats :
- 114 logements de 90 m²
- 110 logements de 100 m²
- 36 logements de 132 m²
La remise des clés a été marquée par une cérémonie officielle présidée par Grévis Owono, porte-parole des déguerpis, symbolisant un nouveau départ pour ces familles.
Si certains bénéficiaires expriment leur satisfaction, d’autres restent préoccupés par l’accès aux services de base. Le gouvernement s’engage à accompagner ces familles afin que ce relogement soit non seulement un toit, mais également un véritable retour à la dignité.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Ce relogement illustre une démarche concrète de politique sociale et d’inclusion urbaine. Au-delà de la simple construction de logements, il s’agit de réparer un préjudice et de rétablir la confiance des citoyens dans les actions publiques.
Cependant, la réussite de cette initiative dépendra de l’accompagnement post-relogement : accès aux infrastructures, écoles, services de santé et transport. Sans ces mesures complémentaires, le relogement risque de rester partiel et de générer de nouvelles frustrations.
À terme, le projet pourrait servir de modèle de relogement planifié, combinant dignité, urbanisme réfléchi et intégration sociale, et renforcer ainsi la légitimité des politiques publiques gabonaises.