Gabon : 18 membres du gouvernement appelés à quitter leurs fonctions avant l’installation du Parlement
Com dAfrik / 19 minutes
5 novembre 2025
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Ce lundi 3 novembre 2025, le ministre de la Réforme des institutions, François Ndong Obiang, a annoncé devant la presse que, conformément à l’article 73 de la Constitution, les ministres élus députés devront obligatoirement démissionner avant la mise en place du nouveau Parlement prévue le 17 novembre 2025.
Selon la loi, l’exercice d’une fonction ministérielle est incompatible avec un mandat parlementaire. Ainsi, les ministres concernés devront présenter leur démission au président de la République avant l’installation du bureau de la nouvelle Assemblée nationale.
La liste des membres du gouvernement concernés est la suivante :
Mays Moussi — Environnement (UDB)
Laurence Ndong — Pêche (UDB)
Camélia Ntoutoume-Leclercq — Éducation nationale (PDG)
Ulrich Manfoumbi Manfoumbi — Transports (UDB)
Régis Onanga Ndiaye — Affaires étrangères (UDB)
Patrick Isaac Barbera — Travail (UDB)
Brigitte Onkanowa — Défense nationale (PDG)
Maurice Ntossui Allogho — Eaux et Forêts (UDB)
Gninga Chaning Zenaba — PME (UDB)
Hugues-Alexandre Barro Chambrier — Vice-Premier ministre (RPM)
Cette décision marque une étape importante dans le processus institutionnel gabonais et reflète une volonté d’aligner les pratiques gouvernementales sur les exigences constitutionnelles. Elle met en lumière une dynamique politique en transformation, dans laquelle la séparation des pouvoirs et le respect du cadre légal deviennent des enjeux centraux.
Cependant, cette mesure pourrait également redistribuer les équilibres politiques au sein de l’exécutif. La question clé demeure : quels profils viendront remplacer ces ministres, et dans quelle mesure ces nominations permettront-elles de consolider la stabilité gouvernementale et d’assurer la continuité des politiques publiques ?
Pour les observateurs, cette transition représente autant un test de gouvernance que de transparence. Le respect strict des règles constitutionnelles pourrait renforcer la confiance institutionnelle, mais la gestion du remaniement qui s’annonce sera déterminante pour maintenir l’efficacité administrative et éviter toute paralysie gouvernementale.
Le Gabon entre donc dans une phase charnière où l’évolution du paysage politique sera scrutée, tant sur le plan national qu’international.