Gabon : 18 197 décès recensés depuis janvier 2025, une alerte démographique et sanitaire
Com dAfrik / 5 jours
29 octobre 2025
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Le Gabon fait face à une crise sanitaire et démographique préoccupante. Selon les données compilées par Countrymeters, basées sur des statistiques internationales fiables, 18 197 décès ont été enregistrés dans le pays depuis le 1er janvier 2025. Ce chiffre, révélé ce mardi 28 octobre, provoque inquiétude et questionnements parmi les citoyens et les autorités.
Avec une population estimée à 2 502 756 habitants, ce nombre de décès représente près du tiers des 62 334 naissances recensées sur la même période. Le ratio indique qu’environ 29 décès surviennent pour 100 naissances, un déséquilibre qui interpelle sur la santé publique et les conditions de vie au Gabon.
🩺 Un phénomène inquiétant
Si aucune épidémie majeure n’a été officiellement signalée, plusieurs facteurs pourraient expliquer cette surmortalité :
Vieillissement de la population,
Maladies chroniques non maîtrisées,
Accidents de la route,
Conséquences persistantes de la crise sanitaire mondiale.
Les hôpitaux, sous pression, témoignent de la difficulté du système de santé à absorber ces besoins croissants, tandis que le gouvernement reste discret sur ces statistiques alarmantes.
⏳ L’urgence d’une réaction étatique
La société civile et les experts appellent à une enquête nationale approfondie, un renforcement des infrastructures sanitaires et la mise en place de politiques de prévention efficaces.
Chaque décès reflète non seulement une famille endeuillée, mais également un système de santé qui peine à protéger sa population. La transparence et l’action rapide sont désormais cruciales pour préserver la cohésion sociale et l’avenir démographique du pays.
Ces chiffres révèlent une mortalité silencieuse qui n’est pas seulement statistique, mais profondément humaine. Le Gabon se trouve à un carrefour critique : il doit renforcer ses capacités de surveillance épidémiologique, améliorer l’accès aux soins et sensibiliser la population sur les risques sanitaires.
En tant que média, Com d’Afrik souligne que la réponse à cette crise ne peut être retardée : chaque décès est une alerte sur les lacunes du système de santé et la nécessité de prioriser la vie humaine dans les politiques publiques. L’urgence est réelle : 18 197 vies perdues en dix mois ne peuvent rester un simple chiffre.