Le gouvernement gabonais a annoncé la fusion entre la Société gabonaise de transport (Sogatra) et Trans’Urb. Une décision stratégique portée par le ministre d’État en charge des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, qui marque une étape décisive dans la modernisation du transport public au Gabon.
Cette nouvelle entité, née de la mutualisation des ressources et de l’optimisation de la gestion, vise à offrir un service de mobilité plus performant et adapté aux besoins croissants des citoyens. L’acquisition de 130 bus modernes auprès du constructeur indien Tata Motors illustre cette volonté de renforcer l’offre, tout en introduisant une tarification sociale à travers des tickets et abonnements accessibles.
Au-delà du renouvellement de la flotte, un audit interne est prévu afin de rationaliser la gestion et restaurer une efficacité opérationnelle durable. Cette réforme traduit l’ambition du Gabon de bâtir un système de transport moderne, inclusif et souverain, garantissant à chaque citoyen le droit fondamental de se déplacer dans la dignité et la sécurité.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
En tant que média, nous voyons dans cette fusion une démarche courageuse mais semée de défis. L’enjeu ne se limite pas seulement à la mise en circulation de nouveaux bus : il s’agit avant tout de restaurer la confiance des usagers dans un service public longtemps perçu comme défaillant.
La réussite de cette réforme dépendra de la capacité des autorités à :
- Maintenir une gestion rigoureuse et transparente ;
- Assurer la pérennité financière au-delà des effets d’annonce ;
- Mettre l’accent sur la qualité du service client et la régularité des trajets ;
- Intégrer une vision durable en lien avec les enjeux environnementaux.
En d’autres termes, la fusion Sogatra – Trans’Urb ne sera un véritable succès que si elle allie vision politique, discipline managériale et écoute des besoins réels des citoyens.