Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Jean-Claude Kassi Brou, gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a clarifié un sujet sensible : aucun État membre n’a officiellement formulé de demande de sortie du franc CFA.
Au-delà de cette déclaration, il est également revenu sur des sujets clés pour l’avenir économique de la sous-région :
- Les relations avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES),
- La régulation du secteur bancaire,
- L’essor des fintechs dans l’espace UEMOA.
🔍 Le regard de Com d’Afrik
Cette mise au point intervient dans un contexte où le débat sur l’avenir du franc CFA reste vif, entre ceux qui y voient un instrument de stabilité et ceux qui le perçoivent comme un frein à la souveraineté monétaire.
Le message du gouverneur semble clair : l’UEMOA privilégie la continuité et la stabilité financière. Cependant, cette posture soulève deux enjeux majeurs :
- La capacité de la BCEAO à répondre aux aspirations souverainistes de certaines opinions publiques.
- L’urgence d’adapter le système monétaire aux innovations financières, notamment face à l’essor des fintechs qui redéfinissent l’accès aux services bancaires.
En filigrane, une question persiste : comment concilier stabilité monétaire et aspirations politiques, dans une région marquée par des mutations rapides ?