Depuis sa mise en place, le Fonds RSE issu du partenariat entre l’État gabonais et la Comilog a permis de financer 300 projets dans 33 secteurs d’activités en seulement trois ans.
Piloté par un dispositif de gouvernance associant les autorités locales et la société civile, ce fonds ambitionne de stimuler le développement local, renforcer l’entrepreneuriat communautaire et soutenir les initiatives à fort impact social dans les zones minières, notamment à Moanda.
Ce programme RSE s’inscrit dans une dynamique de co-développement entre industrie extractive et communautés locales.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Le bilan du Fonds RSE État-Comilog témoigne d’un modèle de responsabilité sociale d’entreprise qui va au-delà des simples compensations. En finançant des projets dans des secteurs variés – de l’agriculture à la santé, en passant par l’éducation ou l’artisanat – ce mécanisme contribue à réinjecter une partie de la richesse minière au cœur des territoires qui la produisent.
Mais au-delà des chiffres, plusieurs interrogations subsistent :
➡️ Quels sont les critères d’éligibilité des projets financés ?
➡️ Quel est le niveau réel d’implication des populations bénéficiaires dans la conception et le suivi des projets ?
➡️ Les retombées sont-elles pérennes ou conjoncturelles ?
Le véritable enjeu est d’assurer une traçabilité des fonds, une évaluation rigoureuse de l’impact de chaque projet, et une transparence constante vis-à-vis des communautés locales. Car une RSE efficace ne se mesure pas uniquement à la quantité d’initiatives soutenues, mais à leur capacité à transformer durablement les conditions de vie des populations.