En 2024, seulement 0,7 % des produits gabonais ont été exportés vers les pays membres de la CEMAC, selon les données officielles. Ce chiffre révèle une réalité préoccupante : le Gabon reste largement tourné vers des partenaires commerciaux extérieurs à la sous-région, malgré son appartenance à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.
Cette faible intégration commerciale interroge sur la solidité des échanges intra-communautaires et sur les opportunités manquées pour stimuler une croissance inclusive au sein même de la CEMAC.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Ce chiffre, bien qu’apparemment technique, soulève des questions fondamentales sur la stratégie économique du Gabon. Pourquoi les produits gabonais peinent-ils à trouver preneur dans les pays voisins pourtant liés par des accords économiques ? Cela révèle à la fois un déficit d’infrastructures logistiques régionales, des barrières tarifaires persistantes, mais aussi un manque de politique d’harmonisation des normes et des besoins entre États membres.
Cette situation freine non seulement la diversification des exportations gabonaises, mais aussi l’ambition d’une intégration économique africaine plus forte, pourtant au cœur des discours institutionnels.
Pour inverser cette tendance, une réflexion stratégique sur les avantages comparatifs, les circuits de distribution régionaux, et la compétitivité des produits gabonais s’impose. L’Afrique centrale ne pourra décoller économiquement sans un commerce sous-régional dynamique et équilibré.