Le Gabon a une fois de plus marqué les esprits lors de l’Exposition universelle d’Osaka 2025, en inscrivant son nom au cœur d’un espace symbolique : la Forêt des Civilisations. Sous la direction inspirée de Nina Abouna, Commissaire générale du Pavillon Gabon, la délégation gabonaise a mis en lumière une vision où l’écologie, la culture et l’innovation s’entrelacent pour raconter une autre histoire du progrès — celle d’un pays enraciné dans ses traditions, mais tourné vers l’avenir.
🌱 Le Moabi, une mémoire enracinée dans la terre du Japon
Les 9 et 10 septembre derniers, le Moabi, arbre sacré et emblématique des forêts gabonaises, a été planté dans la Forêt des Civilisations — un acte hautement symbolique orchestré par Madame Nina Abouna.
Cette initiative, intégrée à une œuvre collective mondiale dirigée par l’artiste tchèque Marck Noga, fondateur de Subfossil Oak, célèbre la diversité écologique comme patrimoine universel.
« Nous avons choisi le Moabi, car il incarne la sagesse, la résilience et l’identité du Gabon », a déclaré la Commissaire générale. Grâce à un QR Code interactif, les visiteurs découvrent les vertus médicinales, spirituelles et environnementales de cet arbre millénaire, transformant la visite en expérience éducative et immersive.
🏛️ Un pavillon gabonais au croisement de la diplomatie, de la culture et de la science
Le Pavillon Gabon s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs de l’exposition, accueillant un public nombreux séduit par la richesse écologique et artistique du pays. Sous la houlette de Nina Abouna, le pavillon a su allier esthétique, innovation et diplomatie verte.
Parmi les moments phares :
- Une rencontre stratégique avec l’Université Métropolitaine d’Osaka pour des projets communs autour de la biodiversité ;
- Un entretien bilatéral avec le ministre de l’Environnement de Saint-Marin ;
- Et le lancement de la campagne numérique « Keep in Touch with Gabon », invitant le public mondial à découvrir le pays au-delà de l’exposition.
🎲 Le Songho, symbole du génie culturel gabonais
Autre moment fort : la présentation du Songho, jeu traditionnel gabonais de stratégie, animée par Igor Ndong Sima et son équipe. Véritable coup de cœur du public japonais, ce patrimoine ludique africain a inspiré une collaboration inédite — la finale internationale du Songho sera accueillie au Pavillon de la Serbie lors de l’Expo 2027.
Ce succès illustre la capacité du Gabon à transformer sa culture en passerelle entre les peuples.
📰 Le regard de Com d’Afrik :
Pour Com d’Afrik, la participation du Gabon à l’Expo Osaka 2025 dépasse le simple cadre d’une représentation nationale. Elle traduit l’émergence d’une diplomatie culturelle africaine assumée, qui s’appuie sur le patrimoine, la durabilité et l’innovation pour repositionner l’Afrique au centre du récit mondial.
Le choix du Moabi n’est pas anodin : il symbolise la mémoire, la continuité et la résilience d’un peuple qui voit dans sa nature un moteur de développement durable. En conjuguant la modernité technologique (via le QR Code) à la richesse symbolique de la forêt, le Gabon a offert une leçon d’équilibre entre tradition et progrès.
L’Expo d’Osaka aura été pour le Gabon une tribune diplomatique et identitaire : un espace où la culture devient outil de rayonnement, où l’écologie devient stratégie, et où l’Afrique, fière et créative, prend pleinement part au dialogue universel sur l’avenir de l’humanité.