À Uvira (Sud-Kivu), la présence du général Gasita suscite une vive contestation.
👉 Plusieurs centaines de manifestants sont descendus dans les rues le 8 septembre, dénonçant sa supposée proximité avec le Rwanda, une accusation liée non pas à des faits avérés mais à son appartenance communautaire.
🔎 Depuis la chute de Bukavu, tombée en février dernier aux mains du M23, Uvira est devenue le nouveau chef-lieu de la province. Dans ce contexte explosif, la désignation d’un haut gradé comme Gasita est perçue par certains groupes, notamment les miliciens wazalendo, comme une provocation.
⚠️ Un dilemme politique pour Félix Tshisekedi
Le président congolais fait face à une équation complexe :
- maintenir l’autorité de l’État et de l’armée dans une région fragilisée,
- éviter d’alimenter davantage la méfiance entre communautés,
- répondre à la colère des wazalendo, alliés de circonstance mais difficiles à contrôler.
Un éventuel retrait du général Gasita pourrait être interprété comme une concession aux pressions locales, tandis que son maintien risque d’enflammer les tensions.
📌 Ce dossier illustre les fractures identitaires et les défis sécuritaires qui minent l’Est congolais, où l’équilibre entre autorité, cohésion nationale et apaisement local reste d’une extrême fragilité.