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Enseignement supérieur : le Gabon renforce l’encadrement des établissements privés

Réuni en Conseil des ministres le 23 octobre 2025, sous la présidence du chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, le gouvernement gabonais a adopté une série de réformes destinées à moderniser le cadre légal de l’enseignement supérieur privé.
Présentées par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ces mesures visent à garantir une meilleure gouvernance éducative et à accompagner le développement d’une offre de formation de qualité sur le territoire national.

Le premier projet de décret actualise les dispositions du texte encadrant l’ouverture d’établissements privés, afin de clarifier les conditions d’autorisation et de renforcer la sécurité juridique des promoteurs.
Cette mise à jour répond à la nécessité de s’aligner sur les standards internationaux de qualité académique et de professionnaliser davantage le secteur.

🏛️ Des réformes pour consolider la qualité et la crédibilité du système

Le second texte vient compléter le dispositif existant en précisant les conditions de création, d’agrément et de fonctionnement des structures privées d’enseignement supérieur.
L’objectif : assurer la conformité de ces établissements avec la politique nationale de formation et éviter les dérives observées ces dernières années dans certains établissements non agréés.

À travers ces ajustements, le gouvernement affirme sa volonté de construire un système éducatif fiable, compétitif et cohérent, où le secteur privé joue un rôle d’appui et non de contournement.
Cette clarification du cadre réglementaire devrait renforcer la confiance des étudiants, des parents et des partenaires internationaux envers les diplômes délivrés au Gabon.

📰 Le regard de Com d’Afrik

Pour Com d’Afrik, cette initiative traduit une volonté politique forte : replacer l’enseignement supérieur au cœur du projet de développement national.
Mais au-delà de la modernisation des textes, le véritable défi reste leur application effective. Le succès de ces réformes dépendra de la capacité des autorités à contrôler rigoureusement la conformité des établissements et à sanctionner les structures illégales qui ternissent l’image du système éducatif.

Dans un contexte où l’éducation représente un levier stratégique de croissance, il est crucial que la réglementation ne soit pas seulement perçue comme une contrainte, mais comme un gage de qualité et de crédibilité.
Pour que le Gabon devienne un pôle académique attractif en Afrique centrale, il lui faudra conjuguer exigence, transparence et accompagnement des acteurs privés.

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